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Les principaux candidats pressentis pour la présidence de la BCE
information fournie par Reuters 06/03/2019 à 12:03

    FRANCFORT, 6 mars (Reuters) - Voici en quelques lignes le
parcours des principaux candidats pressentis pour succéder à
l'Italien Mario Draghi à la présidence de la Banque centrale
européenne à l'issue de son mandat qui se termine le 31 octobre
:
    
    BENOÎT COEURÉ
    En tant que responsable des opérations de marché de la BCE,
le Français est devenu le principal ambassadeur de la banque
centrale auprès des investisseurs financiers et des institutions
internationales.
    Economiste de formation, il est le seul candidat à n'avoir
jamais dirigé une banque centrale, ayant rejoint le directoire
de la BCE après une carrière au Trésor français.
    Le mandat de huit ans de Benoît Coeuré au directoire court
jusqu'au 31 décembre et n'est pas renouvelable ; il lui faudrait
donc démissionner avant pour redevenir éligible à la succession
de Mario Draghi, ce qui ne serait pas dans l'esprit des règles
fondatrices de l'institution.
    
    ERKKI LIIKANEN
    L'ancien gouverneur de la Banque de Finlande est considéré
comme un homme de consensus susceptible d'aplanir les
divergences entre pays du nord et du sud de la zone euro.
    Ses 14 années à la tête de Suomen Pankki ont laissé le
souvenir d'un modéré, soucieux d'éviter les polémiques et
respectueux de la ligne de la BCE.
    Né en 1950, Liikanen a été le plus jeune député de Finlande
quand il a remporté un siège pour le Parti social-démocrate à
l'âge de 21 ans. Ministre des Finances de 1987 à 1990, il est
aussi devenu le premier Finlandais à occuper un poste de
commissaire européen en 1995.
    L'expérience est son atout mais l'âge son handicap :
président de la BCE, il aurait 77 ans au terme de son mandat.
    
    OLLI REHN
    En tant que commissaire européen pour les Affaires
économiques et européennes, Olli Rehn a défendu une stricte
discipline budgétaire et des réformes structurelles pour les
pays du sud de la zone euro pendant la crise de la dette de
2011-2012.
    Après 10 ans à la Commission de Bruxelles, il a été
brièvement ministre des Finances en Finlande avant d'être nommé
à la tête de la banque centrale du pays en 2018.
    Footballeur professionnel dans ses jeunes années, il a été
élu député centriste au Parlement finlandais en 1991 et a obtenu
cinq ans plus tard un doctorat d'économie à l'Université
d'Oxford.
    
    FRANÇOIS VILLEROY DE GALHAU
    Depuis sa nomination à la tête de la Banque de France en
2015, François Villeroy de Galhau fait figure de "centriste" à
la BCE, occupant une position intermédiaire entre l'orthodoxie
monétaire prônée par l'Allemagne et l'approche plus sensible aux
marchés de Mario Draghi.
    Il a critiqué récemment la politique de taux négatifs de la
BCE, avec sa facilité de dépôts à -0,4% pour les excédents de
liquidités placés au jour le jour par les banques, estimant
qu’elle  pèse sur la rentabilité du secteur financier et
pourrait, si elle était prolongée trop longtemps, porter
atteinte à une "transmission harmonieuse" de la politique
monétaire accommodante de la BCE.  .
    Directeur du cabinet de Dominique Strauss-Kahn à Bercy à la
fin des années 1990, Villeroy a rejoint par la suite BNP Paribas
 BNPP.PA .
    Il est germanophone et sa famille a des racines de l'autre
côté de la frontière, où ses ancêtres ont fondé Villeroy & Boch
au XVIIIe siècle.
    JENS WEIDMANN 
    Le président de la Bundesbank est surtout connu pour ses
critiques répétées de la politique monétaire ultra-accommodante
mise en oeuvre par Mario Draghi.
    Né en Allemagne de l'Ouest en 1968, Weidmann a été l'un des
principaux conseillers économiques de la chancelière Angela
Merkel avant d'être nommé à la tête de la Buba en 2011.
    Le banquier central allemand a voté contre des décisions
clés du mandat de Mario Draghi, y compris les programmes de
rachats d'actifs qui ont depuis été crédités d'avoir sauvé la
zone euro de l'éclatement et écarté le spectre de la déflation. 
    Weidmann s'est aussi opposé à la mise en place de
financements d'urgence pour les banques grecques pendant la
crise grecque de 2015 et il s'est fait bon nombre d'ennemis en
Italie en critiquant la politique économique des gouvernements
qui s'y sont succédé.

 (Francesco Canepa à Francfort, Anna Kauranen à Helsinki et
Leigh Thomas à Paris, Véronique Tison pour le service français)
 

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